mardi 4 mai 2010

Echange philosophie du 23 février 2010


COMPTE-RENDU DE L'ECHANGE DE PHILOSOPHIE DU 23 FEVRIER

I. INTRODUCTION : RAPPEL DES ECHANGES PRECEDENTS

La première trace écrite de réciprocité se trouve dans le Code d'Hammourabi. Celui-ci est un roi mésopotamien (vers 1750 avant JC). Ce code (reproduction ci-dessous) introduit l'idée de réciprocité négative. Le roi, considéré auparavant comme l'époux de la déesse Inana, accepte de remettre en cause son pouvoir absolu et divin. En effet, la caste des marchands prends de plus en plus d'importance et exige de la royauté le respect de quelque-uns de ses droits.
Le code d'Hammourabi est l'écriture sur la pierre de quelques-uns de ces droits fondamentaux : ils sont ainsi proclamés au vu et au su de tous, ce qui empêche toute rétractation ultérieure et permet une garantie certaine.


De la même façon, le Livre des Morts égyptien introduit l'idée d'un contrat entre le mortel et la divinité. Les invocations sont le garant du pouvoir de l'osiris, qui échange le pouvoir des mots contre celui de la vie éternelle.

C'est avec la démocratie athénienne que se construit la notion de réciprocité positive. En effet, le citoyen est tenu de participer aux assemblées sur l'agora sans aucune contrepartie financière (celle-ci ne sera instituée qu'à la fin de l'hégémonie athénienne, au V ème siècle avant JC). De plus, il doit assumer les charges électives (juge à la Boulée, stratège à l'armée) ou les charges financières (gymnopédie, prise en charge des jeux ; prise en charge d'une trirème, etc...). Il paye également des impôts proportionnels à son revenu.
Mais en échange, il jouit d'un statut social considérable et de droits acquis. Les femmes, les étrangers, les esclaves (métèques) n'en disposent pas ! A titre d'exemple, un citoyen ne peut être condamné à mort que sur jugement ; alors qu'un esclave, un métèque, une femme ou un enfant peut être tué sur simple suspicion de la part de son maître.
II. PLATON ET LES TROIS MYTHES FONDATEURS

C'est par trois mythes fondateurs que Platon a introduit la genèse de la pensée occidentale, il a en quelque sorte fixé « les rails de la pensée » et a guidé tout le développement de la civilisation occidentale. L'opposition entre le modèle platonicien et le modèle aristotélicien a été fondatrice de toute la culture médiévale et de celle de la Renaissance créant des querelles célèbres comme celles des Universaux et celle des Nominalistes.
Le premier de ces mythes est celui du LOGOS. Par la création de cette supra-idée, dont dépendent toutes les autres idées dans une relation hiérarchique et idéale, Platon introduit l'idée que le monde des Idées est plus réel que celui de notre réalité. En effet, pour Platon, nous ne pouvons appréhender nos concepts que parce que notre âme a pu les contempler au cours d'une station au ciel, dans le Monde des idées, lors de sa transmigration entre deux réincarnations. De cette contemplation, l'âme, incarnée à présent dans « la prison du corps », a gardé des souvenirs de sa contemplation.
Le deuxième mythe est celui de l'Atlantide, qui exprime l'idée d'un savoir des Anciens, beaucoup plus perfectionné et plus avancé que les nôtres. L'idée principale est celle d'une décadence, d'une déchéance des savoirs de l'humanité. Nous en avons gardé un respect pour ce qui est « ancien », « antique ».
Vous pourrez trouver un exposé plus détaillé de la philosophie de Platon dans le Monde de Sophie, de Jostein Gaarder.

III. COMPARAISON ENTRE ARISTOTE ET PLATON

Bien que les deux philosophies soient complètement opposées, les deux philosophes, eux, ne l'étaient pas tant que ça. En effet, Aristote, le champion de la raison, est également connu comme pratiquant de la magie blanche, et plus particulièrement celle des anciens perses. Il aurait été le précepteur d'Alexandre (pour plus d'infos, voir les romans de Katherine Neville pour ceux qui veulent se détendre et l'encyclopédie de l'agora sur internet pour les passionnés).

Par contre, Platon, bien que vrai mystique, était un musicien mélomane averti et un mathématicien doué : c'est le premier à avoir calculé les intervalles et les octaves en musique.
IV. PHILOSOPHIE ARISTOTELICIENNE

Contrairement à Platon qui fondait toute sa philosophie sur une introspection de la pensée, Aristote, lui, veut observer le monde réel. Il nous léguera les premières classifications du monde animal, minéral et végétal. De plus, grand voyageur, contrairement à Platon (deux voyages seulement en Sicile pour rencontrer son ami le tyran Denis à Syracuse) et obligé de travailler pour gagner sa vie (Platon était un aristo possédant sûrement moult domaines), Aristote a introduit la logique dans la pensée humaine.
Son observation des pratiques humaines lui a permis d'écrire des ouvrages descriptifs de la poésie, de la comédie, de la tragédie, de la rhétorique... Sans trop extrapoler, il est possible de définir un fil conducteur à toute l'œuvre d'Aristote, c'est la relation de cause à effet.
En effet, Aristote est passionné par l'enchaînement rigoureux des démonstrations et s 'attache à définir les différentes sortes de causes : matérielle, efficiente, finale, formelle... Le Monde de Sophie explique à merveille ces différentes causes, vous y reporter (vous noterez avec soin que j'ai utilisé une cause formelle : le monde de Sophie existe et contient une description de la philosophie aristotélicienne, vous souhaitez découvrir cette philosophie, ergo lisez le Monde de Sophie).

Le sommet de la philosophie aristotélicienne est atteint avec le syllogisme.

Avec ces jeux d'esprit, nous aborderons le sujet des paradoxes cabalistiques chez Tina le 27 Avril...

0 commentaires:

Enregistrer un commentaire